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Stéphane LE FOLL

 

Député européen

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Copenhague : une étape nécessaire mais pas suffisante….

15 Dec 2009

La conférence de Copenhague rentre dans sa phase décisive. Dans la semaine, l’Europe a affirmé une position commune : moins 30% de gaz à effet de serre par rapport à 1990 et 7 milliards d’euros débloqués dans les 3 ans à venir pour permettre aux pays en voie de développement d’assurer leur transition vers un nouveau modèle de développement.

Cette position de l’Europe me laisse un sentiment mitigé. A la fois, je suis satisfait que l’Europe parle d’une seule voix et se fixe des objectifs en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui soient ambitieux et qui doivent permettre de trouver un accord. En même temps, on ne peut être que déçu par l’engagement de l’Europe envers les pays en voie de développement, en particulier les pays africains qui en sont les premières victimes et à qui l’Europe n’offre pas une aide suffisante. Depuis plus d’un siècle, le réchauffement climatique est d’abord de la responsabilité des grands pays industrialisés. Il faudrait aujourd'hui qu’ils en assument la plus grande part. Ces 7 milliards dégagés par l’Europe paraissent bien peu par rapport aux enjeux. Je rappelle que l’aide au développement a beaucoup diminué, et en particulier celle destinée à l’agriculture.

Le réchauffement climatique est un sujet majeur pour l’humanité mais il ne faudrait pas que nous passions sous silence, le problème de l’alimentation et de la faim dans le monde, le problème de la ressource en eau et de la biodiversité de manière générale. Face à ces défis, j’attends les propositions qui vont être mises sur la table, à la fois sur le budget et sur les réformes de la politique agricole, des politiques de cohésion et de développement. S’il est nécessaire d’avoir un accord à Copenhague, le plus dur c’est de se donner les moyens de le respecter. Je suis à ce titre dans une réflexion personnelle qui débouchera sur un texte de propositions concernant l’évolution de la PAC et de la question alimentaire, comme le développement d’une politique de cohésion territoriale et régionale qui garantirait les investissements à faire dans les économies d’énergie et le développement durable.

Copenhague est une étape nécessaire mais pas suffisante car maintenant il faudra concrétiser les engagements.