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Stéphane LE FOLL

 

Député européen

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Une session à Strasbourg dense et intense !

14 Jun 2011

La semaine dernière était une semaine de session à Strasbourg, perturbée par une alerte incendie, exercice long mais indispensable, on ne sait jamais !…Mais à part cet évènement qui a perturbé les votes du mardi, le travail s’est parfaitement déroulé. En remplacement de Catherine Trautmann, j’ai présidé la réunion Délégation Socialiste Française (DSF) du lundi soir, réunion habituelle en début de session. Il s’agit d’expliquer les votes de la semaine où chaque responsable dans chacune des commissions détaille les problèmes politiques, les choix qui ont été faits et la position de vote de la DSF qui sera proposée. C’est en quelque sorte une coordination politique nécessaire puisque chaque député ne peut pas être spécialiste de tous les sujets.

Il y avait 3 gros sujets en débat :

Le premier concernait les agences de notation avec la volonté de Michel Barnier, commissaire européen, d’avoir un contrôle sur les agences privées et de mettre en place une agence publique européenne, initiative que nous soutenons bien évidemment.

Le deuxième sujet portait sur le paquet ferroviaire, point sur lequel la position des socialistes français est assez isolée par rapport au reste de l’Europe. Cependant, nous ne voulons pas céder sur l’ouverture du rail sans marquer les risques inhérents à cette libéralisation, surtout si cette libéralisation se fait sans aucune règle, sans aucun contrôle, sans un minimum d’organisation. Notre position est sur ce sujet beaucoup plus tranchée et même si nous devrions être minoritaires, nous défendrons notre vision des choses.

Enfin, j’ai fait le point sur le débat sur les OGM puisque la proposition, que j’avais faite avec Corine Lepage, adoptée en commission agricole et en commission environnement a été remise en cause au Conseil des Ministres par les gouvernements européens. La bataille entre les pro-OGM et les anti-OGM continue de stériliser le débat au sein du Conseil alors que nous avions réussi à dépasser cela au sein du Parlement européen. Comme quoi, nous sommes vraiment en avance sur la manière d’aborder l’intérêt général européen.

D’autre part, j’ai participé à un colloque au siège de la région Alsace, organisé par les groupes d’action locaux (GAL) qui s’inscrivent dans les programmes Leader +. Les GAL permettent un fonctionnement très décentralisé s’appuyant sur des projets soutenus directement par l’Europe, sans passer par les fonds structurels que sont le FEDER (fonds européen de développement régional) et le FSE (fonds social européen). Toute cette dynamique locale est pour moi emblématique de ce que devrait être une nouvelle politique de développement des territoires. Les GAL s’organisent au niveau local de manière transversale, croisant différents secteurs et différents acteurs, pour bâtir des projets en cohérence avec les attentes et les besoins de chacun des territoires. Dès que le projet est défini, l’Europe y apporte son soutien. Cette démarche souple extrêmement démocratique me semble très adaptée pour mener des politiques que j’appelle « de socialisation des territoires ». Je préfère cette appellation à cette vielle formule de « l’aménagement du territoire » qui sous- entend que le développement n’est qu’une question d’infrastructure alors que c’est au contraire une capacité à mobiliser les énergies qu’il faut soutenir et promouvoir.

Dans la réflexion sur la réforme de la politique de cohésion territoriale à l’échelle européenne, j’ai donc apporté tout mon soutien au réseau des GAL avec la volonté très ferme de porter budgétairement un soutien aux fonds alloués aux projets Leader et Leader +.

Avec quelques autres rendez-vous sur la réforme de la PAC, la semaine de Strasbourg aura été, comme à chaque fois, dense et intense.